La gestion des émotions de l'enfant

La gestion des émotions de l'enfant

Concernant les émotions, la vie n'étant pas un long fleuve tranquille, vous allez connaître des moments de tempête !

Les neurosciences, notamment grâce à l'imagerie cérébrale, nous ont permis de découvrir le fonctionnement du cerveau, mais aussi son mode de développement.


Nous avons découvert que la partie émotionnelle du cerveau de l'enfant est particulièrement immature jusqu'à ses 6 ans. En effet, le cortex préfrontal est embryonnaire. Ce même cortex est un filtre à émotions et comme ce filtre n'est pas développé chez le jeune enfant qui vit de véritables tempêtes émotionnelles, on peut affirmer que le caprice n'existe pas.


L'enfant connaît d'immenses frustrations, des peurs extrêmes, des fureurs et de profonds chagrins. Pour participer à la maturation du système limbique, qui tempèrera les émotions de l'enfant, celui-ci a besoin d'un adulte bien veillant qui viendra agir comme cortex préfrontal extérieur. Aussi, le rôle du parent est d'être empathique, soutenant, affectueux et encourageant. Enfin, il faut que l'adulte soit exemplaire.

Voici quelques conseils pour vous aider à accueillir les émotions de votre enfant : 

Règle n°1 :
Il ne s'agit pas de céder à l'enfant si une règle est enfreinte ou si une de vos décisions contrarie son envie. L'enfant a besoin de cadre, tant que celui-ci n'entrave pas son développement. Les règles doivent être claires, justes et constantes. 

Règle n°2 :
Si votre enfant est en crise, tout d'abord, laissez-le exprimer son émotion. Celle-ci ne doit pas être contrariée. En revanche, si l'enfant hurle ou devient violent, vous pouvez lui expliquer avec des mots :

Tout d'abord, il faut reformuler ce qu'il ressent. Dire à un enfant, "Je vois que tu es en colère, car tu voulais encore jouer dehors", aide l'enfant à mettre des mots sur son émotion et donc à classifier ces dernières. Évitez les négations qui peuvent être incomprises. Par exemple, au lieu de dire "Ne monte pas sur la table" préférez "Les pieds restent au sol", ou encore au lieu de "Ne cours pas", préférez "Marche".

Règle n°3 :
N'hésitez pas à proposer à l'enfant un câlin pour l'aider à s'apaiser. Toute fois, attention à ne pas le forcer, car on souhaite aussi que l'enfant maîtrise la notion de consentement.

Règle n°4 :
Ensuite, il est important de discuter avec et d'écouter l'enfant. N'hésitez pas à lui poser des questions. Cela vous permet de reformuler, cela incite l'enfant à s'exprimer, mais aussi à verbaliser.

Règle n°5 :
Enfin, on aide l'enfant à relativiser : "Tu sais, ce n'est pas si grave si nous sommes rentrés, car maintenant, nous allons jouer ensemble et nous ressortirons demain".

Règle n°6 :
Il existe également quelques outils comme les livres qui parlent des émotions, pour aider l'enfant à détecter les émotions. Vous pouvez par ailleurs utiliser une roue des émotions avec des dessins qui les illustrent. Ainsi, l'enfant pourra vous indiquer ce qu'il ressent aisément.

 

Il faut noter que sans cortex préfrontal, l'enfant a des difficultés à se maîtriser et à se retenir. La méthode Montessori avec les principes des présentations aide l'enfant à travailler son contrôle inhibiteur.

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